A l’heure où beaucoup de vacanciers prennent l’avion pour des destinations aussi lointaines qu’exotiques il convient de rendre hommage aux héros de l’aéropostale qui nous ont ouvert la voie des airs au péril de leur propre vie. Un de ces héros est tout particulièrement cher à notre cœur, il s’agit bien entendu du grand Jean Mermoz et à son avion de légende, la croix du sud équipée de la fameuse montre de bord Lip T10.

L’aéropostale à la conquête du ciel

Comme si ils appartenaient à notre inconscient collectif, certains mots et certains noms nous viennent immédiatement à l’esprit lorsqu’on évoque l’histoire de l’aviation : Clément Ader, Les frères Wright , l’aéropostale, Mermoz, Guillomet Saint-Exupéry etc. La conquête du ciel est de toute évidence pour nous tous, un point essentiel et intime de nos existences, car c’est un peu l’histoire d’une épopée qui a finalement réussi à donner des ailes à l’humanité.

Mais toute invention, aussi importante et dramatique soit-elle ne connaît aucun essor à moins que celle-ci ne puisse être commercialisée ou mise en production et l’aviation n’échappe pas à cette règle. Ainsi, même si c’est la grande guerre qui a bien transformé l’aviation en machine de guerre et les pilotes en héros, il est aisé de comprendre l’importance du service aéropostal dans le développement de l’aéronautique civile. Il y a d’ailleurs une plaque commémorative des plus explicites avenue Marceau à Paris en lieu et place où fût créée la poste aérienne transcontinentale par monsieur Latécoère. En voici le propos : « J’ai refait tous mes calculs, notre idée est irréalisable, il ne nous reste qu’une chose à faire la réaliser»

Des débuts très difficiles

Affiche des lignes Latécoère

Inventer l’aviation commerciale moderne ne fût pas une mince affaire pour Pierre George Latécoère en 1918. Son plan est pourtant aussi simple qu’ambitieux : rejoindre le Maroc par l’Espagne puis de Dakar poursuivre vers l’Amérique Latine.

Rallier Toulouse Barcelone le jour de Noël fut évidemment le coup médiatique qui permit à monsieur Latécoère de poursuivre son rêve, la première pierre d’une entreprise encore considérée comme une chimère par l’état Français. Les premiers vols visant à rallier le Maroc depuis Toulouse se terminent d’ailleurs dans les champs pour les plus chanceux les premiers temps. Mais la ligne est finalement créée officiellement grâce à un contrat qui est passé avec l’état Français après un vol Toulouse Raba couronné de succès.

La sécurité précaire que procure les avions de combat utilisés pour la livraison du courrier ainsi que l’absence d’instruments de bord ne permettent pas aux anciens pilotes de 14/18 de remplir leur tâche de manière sûre et ces derniers sont souvent contraints d’atterrir en catastrophe, lorsque cela est possible. Mais le mot d’ordre demeure ponctualité et la devise de l’aéropostale «il faut que le courrier passe » malgré l’épreuve que cela représente et l’omniprésence du danger durant chaque livraison.

Après plusieurs années, les choses semblent se dérouler comme monsieur Latécoère l’avait envisagé. La compagnie Espagne Maroc Algérie est une réussite malgré les risques énormes et systématique qu’encourent les pilotes dirigés par l’ancien aviateur de guerre, Didier Daurat qui s’occupe aussi du recrutement. Les vols vers l’Algérie sont réguliers et les horaires sont respectés. Tout est prêt pour la deuxième étape, celle qui consiste à rallier Casablanca à Dakar. Le voyage est périlleux, mais la ligne s’établit. Progressivement grâce au talent des pilotes, mais aussi à différents progrès diplomatiques notamment entre l’état français et l’Espagne.

Une petit nouveau, Jean Mermoz

René Couzinet et Jean Mermoz

Mermoz fait partie des pilotes qui entretiennent cette ligne aérienne extrêmement dangereuse, il sera d’ailleurs capturé en 1926 par les Maures après un atterrissage forcé au milieu du désert lors de son service. Plus tard en 1927 Daurat confit pour Mission à Mermoz de rallier sans escale Dakar depuis Toulouse à bord d’un « Laté 26 » ce qu’il fît grâce au rayon d’action du biplan de 5000 kilomètres. Malgré tout, la traversée de l’atlantique sud, dessin final caché de cet exploit lui échappe de justesse.

En 1927 c’est à la cordelière des Andes que Mermoz s’attaque. Un essai qui lui coute presque la vie puisque qu’il est contraint d’atterrir en pleine montagne, mais parvient à redécoller inextremis en lançant son avion dans le vide et en rebondissant sur des crêtes montagneuses avoisinantes. Après cette aventure incroyable, il parvient tout de même à ouvrir la voie des Andes avec une autre légende de l’aviation, Guillaumet.

Il faudra malgré ces exploits, attendre le 12 mai 1930 pour voir Jean Mermoz réussir la traversée mythique de l’atlantique sud après un voyage de 21 heures durant lequel l’aviateur à du voler parfois si bas qu’il dit avoir senti les vagues sur le fuselage de son hydravion ! Cet acte héroïque permet d’établir une ligne régulière France -Dakar – Amérique du sud. Entre 1930 et 1936 Mermoz effectue 24 vols au-dessus de l’atlantique sud. C’est d’ailleurs dans l’atlantique sud que l’aventurier du ciel disparaitra brusquement ainsi que tout son équipage en 1936 après un appel de détresse : « Avons coupé moteur arrière droit » en précisant plusieurs fois la position 11°08 Nord, 22°40 Ouest.

Quand Lip s’associe avec l’un des plus grand aviateur de l’histoire

Nous avons évoqué les débuts difficiles de l’aéropostale avec l’absence d’instruments de bord permettant aux pilotes de se repérer dans le temps où dans l’espace. Une petite production de montres de bord extraordinairement fiable avait cependant été mise en production par Lip depuis 1935.

Il s’agissait bien entendu d’une technologie de pointe qui était alors limité à 200 exemplaires. C’est ainsi que Jean Mermoz décida d’avoir une de ces petites merveilles dans son hydravion la croix du sud puisque le temps est une donnée essentielle dans le domaine de l’aéronautique. Une donnée qui faisait cruellement défaut à ses prédécesseurs dans les années 1920 !

Aujourd’hui encore nous continuons de rendre hommage à cette épopée au travers de notre collection T10 qui reprend les caractéristiques graphiques de la montre de bord qui équipait l’hydravion du légendaire Mermoz. Vous lui trouverez un charme délicieusement vintage et aurez le plaisir de porter à votre poignet une petite partie de la grande histoire de l’aéronautique qui continue encore aujourd’hui. Découvrez la collection T10 en cliquant ici

Connaissiez vous l’histoire de Jean Mermoz et de l’aéropostale ? Saviez vous que Lip équipait les avions d’une montre de bord sur ces avions ? Laissez nous un commentaire ci-dessous.

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