LIP, nostalgique de son origine

L’histoire de LIP entre épopée industrielle et saga familiale s’est écrite dans le Doubs, à Besançon.

Besançon, le berceau de l’horlogerie

A partir de la fin du XVIIIe siècle, un important retour de l’activité horlogère s’effectue en France. Les maîtres horlogers s’implantent dans les villes fréquentées par la cours royale. Dans le Doubs, grâce à Frédéric Japy et Laurent Mégevand, les bases d’une industrie horlogère solide s’implantent.

Les horlogers français ont, tout au long du XVIIIe siècle, amélioré la qualité et la fiabilité de leurs productions.
Les possibilités induites par le début de l’industrialisation ont permis la création de la première véritable manufacture horlogère privée. LIP_Chronometre_ORFrédérique Japy produit à Beaucourt des ébauches qui sont ensuite revendues en Suisse. Très rapidement la production atteint plusieurs milliers d’unités. Japy ne cesse de grandir jusqu’à la fin des années 40. La société sera rachetée par le groupe Japonais Seijho Hattori : Seiko.

L’installation de Laurent Mégevand, à Besançon, en Décembre 1793, établit définitivement une activité horlogère dans le Doubs. Il décide d’apprendre le métier d’horloger aux nombreux chômeurs bisontins. Il négocie avec les autorités révolutionnaires françaises pour créer un atelier d’horlogerie à Besançon, en 1793. De très nombreux amis l’accompagnent : 80 genevois, des londoniens et quelques maîtres horlogers français. Chaque horloger suisse qui choisit de se joindre à cette aventure obtient une rente financière. Cette mesure est élargie aux horlogers français qui viennent s’implanter dans le Doubs. Alléchés par les primes de bienvenue, les horlogers suisses continuent d’affluer et viennent grossir les rangs des horlogers déjà établis à Besançon.

La greffe horlogère commence à prendre dans le Doubs. A Besançon et dans le Doubs, l’implantation de l’industrie horlogère est désormais une réalité. De nombreux petits ateliers éclosent dans toute la région, les agriculteurs se consacrent de plus en plus à cette activité qui leur fournit un second revenu l’hiver.

Le début du XIXe siècle marque le véritable avènement de la prééminence de ce département dans l’industrie horlogère française. Certaines manufactures ou ateliers concevant des montres, fabriquant des pièces ou des ébauches, s’établissent à Besançon qui devient la capitale de l’horlogerie française.

C’est en 1867 qu’Emmanuel Lipmann créé ce qui deviendra la plus innovante et la principale des manufactures horlogères françaises du XXe siècle.
Fred LipA la même époque, Besançon se dote d’un observatoire de chronométrie qui rapidement jouit d’une grande réputation. Le 1er Avril 1931, la chambre de commerce de Besançon et du Doubs crée le « poinçon de Besançon » qui est attribué quand une montre satisfait à un certain nombre de critères qualitatifs.
L’Ecole municipale d’horlogerie de Besançon ouvre ses portes le 1er Février 1962. C’est en 1901 qu’un enseignement supérieur de chronométrie et d’horlogerie sera élaboré à Besançon par la Faculté des Sciences et le Conseil de l’Université de Besançon.
Ainsi à la fin du XIXe siècle, 50% de la production horlogère française provient du Haut Doubs, 40% de Besançon. Parmi les nombreux ateliers de la région bisontine, le « Comptoir Lipmann » est une de ces petites entités.

Emmanuel Isaac Lipmann fonde son atelier d’horlogerie en 1867.Emmanuel Lipmann habite à Besançon, c’est donc dans cette ville qu’il crée le Comptoir Lipmann. Situé au 14, Grande rue à Besançon, le comptoir Lipmann se développe rapidement.
La puissance de travail de son fondateur, sa vision novatrice de l’esthétique et son caractère volontaire font merveille. Ainsi le succès est rapidement au rendez-vous.

Les deux fils Lipmann imposent et déposent la marque LIP. Puis Frédéric Lipmann, petit-fils d’Emmanuel Lipmann, fait de cette société la première manufacture horlogère française du XXe siècle.

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